Du 5 au 7 mai 2026, l’Association Tunisienne d’Énergie, d’Eau et d’Environnement (AT3E), bénéficiaire du programme PPI OSCAN 3 de Mubadarat, a participé à la réunion du Groupe d’Intérêt Sahel & Sahara (SSIG 2026), organisée pour la première fois au Caire, en Égypte, en collaboration avec le Réseau arabe pour l’environnement et le développement (RAED) et Sahara Conservation.


Placée sous le thème de la résilience des socio-écosystèmes arides face à la désertification et au changement climatique, cette édition du SSIG a réuni experts, chercheurs, organisations de la société civile et acteurs institutionnels autour de trois axes majeurs : la restauration des espèces menacées, la durabilité des écosystèmes et les interactions entre les communautés humaines, la faune et la santé des écosystèmes.
Dans ce cadre, l’AT3E a mis en lumière son projet IREO WAHA, soutenu par le programme PPI OSCAN 3, qui œuvre pour la restauration des oasis du gouvernorat de Kébili et la protection de leur biodiversité. Le projet vise notamment à évaluer les impacts causés par les ravageurs des palmiers dattiers et à renforcer la résilience des systèmes oasiens traditionnels à travers une approche participative et durable.
À travers l’intervention du Dr. Ali Benhmidene, intitulée « Oasis en renaissance : quand la collaboration devient solution », l’AT3E a présenté les principaux défis auxquels font face les oasis tunisiennes : dégradation des sols, prolifération des ravageurs agricoles et impacts croissants du changement climatique. En réponse, le projet IREO WAHA développe des solutions fondées sur la coopération entre chercheurs, agriculteurs, institutions locales et organisations de la société civile.

Le projet a notamment permis de former 30 agriculteurs issus de quatre Groupements de Développement Agricole (GDA) du gouvernorat de Kébili aux techniques agroécologiques, aux soins phytosanitaires et aux pratiques traditionnelles de gestion des palmeraies. Il a également mis en lumière le rôle essentiel des femmes oasiennes dans la préservation de la biodiversité et la transmission des savoir-faire locaux
Les échanges du SSIG 2026 ont souligné l’importance des approches participatives et de la coopération entre acteurs locaux, scientifiques et institutionnels pour renforcer la résilience des territoires arides face aux défis environnementaux.
À travers cette participation, l’AT3E a pu valoriser l’expérience tunisienne en matière de restauration des oasis et renforcer les perspectives de coopération régionale autour de la résilience climatique et de la gestion durable des socio-écosystèmes oasiens.

Source : sahara Conservation 2026
Le SSIG 2026 a ainsi rappelé que les oasis constituent bien plus que des espaces agricoles : elles représentent des patrimoines vivants essentiels pour la biodiversité, les communautés locales et la lutte contre la désertification.







